Asexuelle
: L'asexualité est l'état d'une
personne (asexuelle) qui ne ressent pas le besoin
de s'engager dans une relation sexuelle avec une
autre personne.
L'asexualité
est différente :
- du célibat,
qui est un choix conscient de la part d'une personne
ne voulant pas s'engager dans des activités sexuelles
(pour des raisons religieuses, philosophiques, etc.).
- de l'impuissance ou de la frigidité, qui est une
incapacité physique ou psychologique d'avoir une
relation sexuelle, alors que la personne impuissante
souhaite pouvoir avoir cette relation.
De plus, l'asexualité
n'implique pas de notion de chasteté ; de nombreux
asexuels vivent en couple et ont des enfants,
et c'est sans parler de tout ceux qui pratiquent
l'onanisme. Dans le premier cas, il s'agit souvent
d'un arrangement dans le couple, la personne asexuelle
arrivant à ce compromis avec son conjoint, par
amour le plus souvent. Dans le deuxième cas, la
quête de plaisir personnel est détachée de toute
connotation sexuelle, la personne asexuelle ne
s'imagine pas en train de faire l'amour avec quelqu'un,
elle recherche uniquement la gratification associée
à la masturbation.
Les types d'orientations
asexuelles sont fort variables, et on peut donc
parler de personne hétéroasexuelles, homoasexuelles
ou biasexuelles, sans compter celles qui ne ressentent
aucune attirance d'aucune sorte envers un genre.
Ces attirances sont bien sûr de type platonique
dans les autres cas, et il est même possible qu'un(e)
asexuel(le) trouve une personne plaisante d'un
point de vue esthétique, de même que l'on peut
trouver plaisante une œuvre d'art, peinture, musique,
roman. L'asexualité peut être vue comme un diagramme
en deux dimensions : d'un côté, en X on a l'orientation
classique, soit tout le spectre entre homosexuel
et hétérosexuel, en passant par bisexuel, et en
Y le niveau de désir sexuel pour d'autres personnes.
L'asexualité se trouve alors dans toute la zone
où le désir Y est faible.
Les causes de l'asexualité
ne sont pas encore connues, on ne peut donc pas
encore départager la part de l'inné et de l'acquis
; cependant il semble désormais clair que le phénomène
ne se limite pas à l'être humain, et que certains
animaux auraient aussi une partie de leur population
qui soit asexuelle, ce qui tendrait donc à prouver
que l'asexualité existe, et qu'elle peut aussi
devenir une orientation valable
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